samedi 26 octobre 2013

Le Chacal

Le Chacal, créé par le Lt Marcel Vernet fut le lien entre tous les rescapés du massacre et ce durant plus de 50 ans .
Le rédac' en chef, éditeur, etc fut évidemment le Lt Vernet qui se dévoua sans compter pour faire que ce journal reste le lien entre tous les anciens Zouaves. C'est en 2000, alors qu'il ne restait que quelques abonnés, qu'il décida d'abord d'en arrêter la publication tout en dissolvant l'association.
Le drapeau fut confié au musée militaire de Lyon, drapeau que nous ressortons pour des manifestations importantes, et qui reprendra du service le 13 juillet 2014 à Sains du Nord.

Ci dessous le fac-simile du Chacal N° 1, page 1 2 3 et 4.




Extraits du discours du Lt Marcel VERNET, président de l’amicale des anciens du 14ème Zouaves, le 11 octobre 1986 à Lyon, sur l’histoire du régiment *


« Le 14e régiment de Zouaves est mis sur pied à Lyon à la mobilisation de 1939. Il est constitué de réservistes du 99ème R.I.A. Il est encadré par des officiers et sous-officiers de réserve dont la majorité sont des enseignants exerçant dans la région lyonnaise.
Le 9 septembre le 14RZ quitte Lyon pour la Lorraine. Après une courte période d’instruction en arrière de la ligne Maginot, il séjourne dans la zone de Creutzwald en Moselle où lui est confié la garde d’une portion de la frontière nationale. C’est la période des patrouilles, des coups de main, des échanges de tirs d’artillerie dans le froid, la boue, le mauvais temps. Après 2 mois d’avant- poste le régiment gagne la banlieue de Saint Quentin, pour y parfaire son instruction, puis en janvier 1940 il gagne Sains du nord pour tenir une partie de la ligne de fortifications. Ici le drapeau sera présenté au régiment, drapeau qui devait être brûlé le 29 mai 1940 pour ne pas tomber aux mains de l’ennemi.
Le 10 mai 1940 éclate le coup de tonnerre de l’attaque allemande à l’ouest. Soit à pieds, soit en cars, le 14RZ avance sur le sol belge jusqu’au-delà de Namur, puis c’est la défense du canal de Charleroi, et l’ordre de repli arrive. Celui ci a lieu dans des conditions invraisemblables, de nuit, avec de très longues étapes ».
Extraits du livre du colonel Gérard GALTIER
« Le 14ème Zouaves dans la campagne de 1939-1940 » - Editions Berger-Levrault 1949
La cinquième DINA repasse alors la frontière française le 20 mai, alors que les Allemands sont déjà à la mer. Le 14e zouave est isolé des forces françaises. Le 14e Zouaves est encerclé de toutes parts.
La journée du 24 mai voit le 14e attaqué par des STUKAS, subit des pertes, de même qu’un tir précis de 77 à l’aube du 25 qui est meurtrier. C’est alors la remontée vers le nord, pied à pied, sur le canal De FERIN, au sud de DOUAI. Il arrête alors pendant deux jours la poussée ennemie.
Le 27 mai le troisième bataillon résiste à l’ennemi sur le flanc est de la poche, le premier et le deuxième attaquent vers l’Ouest pour dégager le passage, les zouaves tombent nombreux et le résultat escompté n’est pas obtenu. Sans cesse de nouveaux renforts allemands arrivent.
Le 14e ne pourra pas rejoindre la mer.
Le 28 mai le troisième bataillon est attaqué dans Seclin et devra déposer les armes le 29.
Les bataillons 1 et 2 gagnent Haubourdin : c’est dans cette ville et jusqu’au soir du 31 mai que le 14e, dans un combat de rues à parfois un contre vingt, durant trois jours et trois nuits, ne recule que pied à pied infligeant de lourdes pertes à l’ennemi et arrivant même à détruire plusieurs chars d’un certain Rommel.
À la suite de plusieurs demandes de l’ennemi d’obtenir la reddition du 14e, ce dernier cessera le combat le 31 au soir. Les Allemands accorderont les honneurs de la guerre, qui seront effectifs le lendemain, 1er juin, lors d’un défilé en armes de 30 soldats représentatifs du 14e, conduits par un lieutenant adjoint du chef d’état-major du premier bataillon. Dès la fin de la journée, ce glorieux régiment, ou du moins ce qu’il en restait, partait vers la captivité. »
* Avec l’autorisation de publication de sa fille

Documentaire . 1940: des oubliés de l’Histoire. Par Samuel et Anne-Sylvie Debard


Résumé

La désastreuse campagne française de mai-juin 1940 est restée dans l’histoire comme une débâcle due en partie à la responsabilité des officiers qui commandaient les troupes sur le terrain. Au point que les rescapés de cette épopée – 368 sur les 3'500 soldats comptés à Lyon avant leur départ pour le Nord - de retour des camps où ils furent prisonniers pour le restant de la guerre, avaient honte d’en parler. 

Or, la vérité historique peut et doit aujourd’hui leur rendre honneur et dignité. Car ils furent les instruments d’une doctrine officielle voulant ignorer l’évolution des armements observée dès la fin de la première guerre mondiale. Ces hommes se sont donc retrouvés sous le feu de l’ennemi, avec des moyens inadaptés et tragiquement insuffisants. Cela ne les a pas empêchés de mener avec leurs hommes, des combats héroïques, meurtriers mais finalement vains. Ils ont tenu leur position trois semaines, un temps suffisant pour permettre aux troupes anglaise de la B.E.F (environ 340 000hommes) dont une grande partie put être rapatriée, ce qui était fondamental, car ces hommes purent encadrer 4 ans plus tard, les jeunes recrues lors du débarquement en Normandie. 

A ce drame a succédé l’emprisonnement, pour les officiers à l’OFLAG IV D en Saxe. Certes, ces camps furent des prisons humiliantes, mais aussi des creusets de culture, orientés vers l’affirmation de l’identité nationale face aux propagandes conjuguées des nazis et de Vichy (Général Marcel GUERIN).
Pendant cinq ans, il fallut y survivre, en s’organisant, en créant de quoi s’occuper pour attendre... Sans savoir si la libération viendrait un jour, ni quand. 

Certains furent libérés par les Américains. Ce fut le cas du Cdt Vignolles, encore parmi nous et qui nous raconte, à 99 ans, le récit de sa libération. D’autres le furent par l’Armée rouge, qui les transfèrera en Russie, d’où ils purent s’échapper afin d’éviter la Sibérie. 

Enfin ils rentrèrent dans leurs foyers, maigres, sales et pleins de poux, mais surtout quelque part honteux de cette défaite historique qu’on leur attribuait totalement. A telle enseigne qu’aucun d’entre eux ne parla de cette histoire. Et pourtant ils avaient combattu avec courage.


Nous avons pu retrouver des carnets écrits par les officiers retraçant leur épopée, pratiquement au jour le jour, et quelques documents photographiques. Ils sont les sources de ce documentaire.

vendredi 25 octobre 2013

La grande manifestation des 12 et 13 juillet

Les 12 et 13 juillet 2014 se tiendra une manifestation destinée à honorer la mémoire des soldats du 14ème Zouaves.

Ce régiment, crée début septembre 1939 au moment de la mobilisation, eut un comportement exemplaire lors de la bataille de France.

Dans un avenir proche, ce blog verra ses pages se complètera des documents historiques, d'explications sur la manifestation, de contacts privilégiés, photos d'autres manifestations ayant eu lieu.

D'ores et déjà si vous lisez ces pages, n'hésitez pas à nous laisser des coordonnées, si vous êtes descendant d'un Zouave du 14ème.

La page Facebook dont le titre est Des oubliés de l'histoire vous dirigera déja vers des données intéressantes.

connexion :
https://www.facebook.com/desoublies.delhistoire?fref=ts


À suivre....